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Petits pas écolos : privilégier l’alimentation végétale

19 avril 2018
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Produire 1 kg de viande de porc émet autant de CO2 que cultiver 80 kg de pommes de terre. (source: WWF)

Vous l’avez sûrement déjà entendu. La consommation de viande (et de sous-produits animaux) cause beaucoup de problèmes environnementaux. Jusqu’ici les ONG écologiques étaient plutôt réticentes à se positionner par rapport à ce thème sensible qui touche des habitudes de consommation bien ancrées. Si vous avez regardé le documentaire « Cowspiracy » sur Netflix, vous avez-pu voir que le réalisateur à tenté de contacter plusieurs grandes ONG comme Greenpeace pour un interview au sujet des répercussions néfastes de la production de viande sur la planète. Aucune n’a voulu se prononcer ! C’était en 2014. Quatre ans plus tard, les langues se délient enfin !

En mars 2018, Greenpeace publie un rapport de presque 50 pages sur la nécessité de réduire notre consommation de produits animaux. Il met en lumière l’impact de la production de viande et de produits laitiers sur l’environnement et sur la santé humaine. A la fin du rapport, Greenpeace formule quelques recommandations, dont la plus importante:

Si nous voulons éviter des conséquences désastreuses pour l’environnement, il faut réduire radicalement, de moitié au moins, la production et la consommation mondiales actuelles de viande et de produits laitiers d’ici à 2050.

Si vous n’avez pas envie de lire tout le rapport, je vous recommande l’excellent résumé de Cloé sur le blog En vert et contre tout.

De manière un peu plus timide, le WWF se prononce aussi sur ces problèmes et recommande clairement de diminuer sa consommation de viande.

Dans le cadre de la campagne #forgenerationstocome du WWF, je vous livre quelques astuces pour réduire votre consommation de viande et de produits animaux en famille :

  • Sensibiliser les enfants : ce n’est pas toujours facile, mais il ne faut pas sous-estimer l’impact de ce que nous disons à nos enfants. Souvent quand je parle de problèmes écologiques à mon grand de 5 ans, j’ai l’impression qu’il ne m’écoute pas ou qu’il ne comprends pas. Mais tout à coup, sa grand-maman vient me dire qu’il lui a expliqué que c’était pas bien de manger des fraises en hiver, car ce n’est pas la saison et qu’elles viennent de loin #mamanfière . N’hésitez pas à expliquer à vos enfants que grâce à une alimentation la plus végétale possible ils peuvent sauver le monde à l’image d’un superhéro écolo 🙂 .
  • Tester des alternatives : quand on a commencé à remplacer le lait de vache par du lait végétal, j’ai testé plusieurs marques, jusqu’à trouver celui qui convient aussi aux enfants (le lait d’avoine de la Migros). On peut aussi commencer par mélanger le lait de vache au lait végétal et augmenter la proportion à chaque fois. Il m’arrive régulièrement de tester des produits pas très bon, mais nous avons aussi fait  des très belles découvertes.
  • Laisser tomber les oeufs dans les pâtisseries : ils sont tellement simples à remplacer, par de la maïzena par exemple ou une banane. Voici un tableau avec quelques alternatives possibles : (il en existe encore plein d’autres)
oeuf lumai blog

Source: funkyveggie.fr

  • Oublier le cliché de l’assiette 1/3 féculents, 1/3 légumes, 1/3 viande : il est bien ancré en nous celui-là et j’avoue que j’ai encore tendance à vouloir reproduire ce schéma, en remplaçant la viande par un substitut. Pourtant même la Société suisse nutrition (qui n’est pas très neutre si l’on regarde la liste de ses donateurs) le conseille : « La viande devrait être consommée avec modération sachant que, 2-3 portions (y compris la volaille et les charcuteries) par semaine suffisent. La consommation de saucisses, charcuteries, produits de salaison (par ex. viande séchée, jambon) et de fumaison (par ex. gendarmes) devrait être limitée à une fois par semaine environ. » On a d’ailleurs souvent l’impression que l’impact de la consommation de volaille est moins grave que celui de la viande rouge. C’est vrai en théorie, mais comme cette consommation est entrain de grimper en flèche, le problème est tout aussi grave. Chez nous, les féculents et les légumes font toujours partie de l’assiette, les protéines sont ajoutées sous forme de légumineuses, pas toujours dans la même assiette. Il peut s’agir d’un petit apéro crackers + houmous ou d’une bonne cuillère de houmous dans la sauce à salade. Pour rappel : on trouve des protéines partout, même dans le brocoli ! La carence en protéines n’existe pas dans les « pays développés », on parle même de mythe des protéines. Nos besoins sont largement couverts par une alimentation végétale variée.
  • Rester souple : il est clair que pour moi la viande et le poisson sont totalement exclus de mon alimentation et j’essaye de réduire au maximum les produits laitiers et les oeufs. Mais cette démarche n’est pas principalement écologique, mais plutôt d’ordre éthique. Du coup, je n’impose pas ce choix à mon mari et à mes enfants. Comme c’est en général moi qui cuisine et qui fait les courses, ben ils mangent ce que je prépare. Je pense qu’interdire n’est pas une bonne solution au risque qu’ils se braquent. Je suis pour le fait d’en parler et de sensibiliser les enfants, comme je l’ai expliqué plus haut. Les petites graines germeront.
  • Trouver des nouveaux plats fétiches : on a tous quelques recettes qui marchent à tous les coups, dont toute la famille raffole. J’essaye de tester une nouvelle recette chaque semaine (l’objectif n’est pas toujours atteint…) et c’est comme ça que j’ai découvert quelques recettes 100% végétales qui font régulièrement partie de la planification des menus de la semaine. Quelques exemples : one pot mexican quinoa, couscous aux légumes, pâtes bolo au tofu rosso.
  • Se faciliter la vie : vouloir faire un max de produits maison c’est super, mais on a pas toujours envie de passer des heures en cuisine. Des fois, il faut que ça aille vite. Chez nous, il y a toujours quelques produits prêts à l’emploi pour nous faciliter la vie : des haricots rouges en conserve (de verre si possible), des sauces pesto, des gnocchis véganes (trouvé à la Migros) ou encore des nuggets de soja dont toute la famille raffole. Bien sûr ces produits sont moins sains et produisent beaucoup de déchets, mais pour moi c’est indispensable d’avoir un bon équilibre entre « écologique » et « pratique ». Sinon je deviens folle…

Quand on prend conscience de l’impact de notre consommation sur l’environnement et surtout qu’on peut l’influencer de manière significative en choisissant ce qu’on met dans notre assiette 3 fois par jour, il est quand-même plus simple de renoncer à mettre des fesses de cochon sur la pizza, non ?

Bien sûr, chacun y va à son rythme et commence là où le sacrifice semble le moins grand. Mais il est clair que nous devons changer les choses, nous devons le faire pour nos enfants et les générations à venir. Nous devons les faire ici en occident, car nous avons le choix et le pouvoir de consommer autrement. Nous devons réduire notre consommation de produits animaux, pour qu’on puisse nourrir directement ceux qui ont faim. Il faut entre 9 et 13 calories végétales pour obtenir 1 calorie de bœuf. C’est-à-dire qu’en tuant un bœuf, on peut préparer à partir de sa viande 1500 repas. Si on prend la quantité de céréales qui a été utilisée pour le nourrir, on obtient 18’000 repas. Edifiant non ?

Nous pouvons influencer aujourd’hui le monde dans lequel nos petits vivront demain !

Et vous, quelles sont vos astuces mises en place en famille pour préserver la planète ? Partagez-les avec le hashtag #forgenerationstocome pour inspirer le plus de monde possible. A l’image du petit colibri, si on fait tous notre part, on y arrivera !

Belle journée,

Tina

PS : cet article a été rédigé dans le cadre de l’action #forgenerationstocome du WWF. Il s’agit donc d’un contenu sponsorisé, mais les astuces sont bien les miennes 🙂 .

PS2: n’hésitez pas à consulter les articles des autres blogueurs qui participent à l’action, comme mes copines Isaline de Therese and the kids et Virginie du blog Avec Panache.

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1 commentaire

  • Répondre Vis ma vi(ll)e sans voiture | genève et moi 24 avril 2018 at 14 h 43 min

    […] lire les articles de Thérèse and the kids (astuces pour une alimentation écologique) et de Lumai Blog (vers une alimentation végétale). D’autres articles viendront s’ajouter […]

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