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Petits pas écolos: manger de saison, local et bio

12 septembre 2017

Voici le premier article d’une série dans laquelle j’aimerais vous en dire un peu plus sur mes petits pas écolo. Ces petits gestes que je fais au quotidien, à mon échelle, pour essayer de préserver notre maison, cette jolie planète bleue. Ma conscience écolo s’est déclenchée quand j’ai vu pour la première fois le reportage Home. Si vous ne l’avez pas encore vu, foncez! Les images sont à couper le souffle et la prise de conscience garantie. Elle s’est ensuite fortement développée avec la naissance de mon premier enfant et cette envie de lui léguer un monde un peu moins pourri par nos excès en tout genre. Depuis, elle n’a pas cessé de prendre de l’importance dans ma vie et influence ma manière de consommer, de manger et d’agir au quotidien.

Si vous suivez ce blog, vous savez que je ne mange plus de viande depuis un an et demi. Ce geste est sans doute celui qui réduit le plus mon emprunte écologique. Mais l’écologie n’est pas la seule raison pour laquelle j’ai arrêté d’en manger. Si vous voulez en savoir plus, j’explique les raisons de mon choix dans cet article publié en 2016. Il est clair que pour certains ça peut sembler être un gros sacrifice (ce n’est heureusement pas mon cas), mais si tout le monde réduisait sa consommation de viande, notre planète et ses habitants se porteraient déjà mieux.

Mais ce n’est pas le sujet de cet article et il est tout à fait possible d’agir sans faire des gros sacrifices. On ne cherche pas la perfection, mais chacun peut contribuer à son échelle. J’aimerais aborder ici un principe que j’essaye d’appliquer au quotidien: manger de saison, local et bio. Je dis bien j’essaye, car cumuler ces trois critères n’est pas simple et je me retrouve régulièrement tiraillée entre l’un et l’autre. Mais si je devais fixer des priorités, ce serait celles-ci:

  1. Manger de saison
    C’est une habitude à prendre! On voit les mêmes fruits et légumes toutes l’année sur les étales des supermarchés. On ne se rend pas forcément compte que les asperges viennent du Peru hors saison. Il suffit pourtant de lire les étiquettes ou d’aller une fois au marché pour voir que l’offre change selon la saison. Et je pense que la nature est bien faite, car les légumes d’hiver sont souvent plus nourrissants que ceux d’été. Même si à la fin de l’hiver j’en ai marre de devoir choisir qu’entre les différentes variétés de choux, c’est un réel plaisir de redécouvrir un fruit ou un légume lorsque sa saison commence. Bien sûr, il m’arrive de faire des exceptions, mais elles sont de plus en plus rares. Je préfère acheter les versions surgelés ou en conserve de verre. Les légumes (non assaisonnés) surgelés ont souvent plus de vitamines que ceux qui trainent depuis plusieurs jours sur les étales, car ils ont été surgelés juste après la cueillette.
  2. Manger local
    Ce qui n’a pas parcouru des milliers de kilomètres pour arriver dans notre assiette est souvent plus frais et engendre moins de pollution. Manger local pour moi ça veut dire manger des produits issus de l’agriculture Suisse. Pour diversifier mes menus, il m’arrive d’étendre cette limite à la France, l’Allemagne et l’Italie. J’ai toujours une réticence quand aux légumes qui viennent d’Espagne à cause des conditions de travail douteuses dont on entend souvent parler. Mais là aussi je fais des exceptions. J’achète régulièrement des bananes, je les prends avec le label Demeter (le plus stricte) ou au moins bio, principalement à cause des conditions de production. Les avocats font aussi souvent partie de mon panier. Je prends les bio d’Espagne, c’est ce qui me semble être le moins pire. Sinon, je privilégie aussi les labels de commerce équitable. Je cherche toujours des alternatives, du coup j’ai découvert récemment qu’on cultivait du quinoa tout près de chez moi.
  3. Manger bio
    Pour moi le bio ce n’est pas seulement une histoire de pesticides. C’est aussi soutenir une agriculture soucieuse de l’environnement et des conditions de travail équitables. C’est clair que pour la santé c’est mieux de manger des aliments qui n’ont pas été traités. Mais les pesticides sont dans les sols, dans l’eau et dans l’air, ils finiront donc quand-même dans nos assiettes. Le bio c’est aussi devenu un sacré business et la certification n’est pas toute simple pour des petits producteurs. Je privilégie toujours un légume non bio de Suisse à un légume bio qui vient de l’autre côté de la terre. Ensuite, il y a certains fruits et légumes qui sont plus traités que d’autres et pour lesquels il faudrait à mon avis privilégier le bio. Il s’agit par exemple du raisin, des fraises, des pommes, des poires, des tomates et des pommes de terre. Les moins traités quand à eux sont: l’avocat, l’ananas, les choux, le brocoli, les champignons et les oignons.

Il reste tout de même beaucoup d’incohérences qui ne facilitent pas nos choix: les fruits et légumes bio sont toujours emballés dans du plastique dans les supermarchés, la cultivation sous serre chauffée en Suisse est souvent moins écologique qu’en pleine terre dans un pays plus chaud, etc. Pour faire bien, je pense que c’est déjà bien de faire du mieux qu’on peut et surtout d’expliquer à nos enfants pourquoi on fait ces choix. Par exemple en leur montrant sur un globe terrestre le parcours que font les kiwis venus de Nouvelle Zélande (les kiwis poussent d’ailleurs très bien en Suisse!). Ou en cultivant quelques fruits et légumes sur notre balcon. En impliquant nos enfants de cette façon, on éveille leur curiosité tout en les sensibilisant à la question écologique. Avec un peu de chance, ils se préoccuperont eux aussi de l’impact de leur consommation sur l’environnement. C’est en tout cas une valeur que je souhaite transmettre aux générations futures.

En Suisse, le 24 septembre 2017, nous pourrons voter sur un nouvel article constitutionnel en faveur de la sécurité alimentaire. Il pose les bases en matière de commerce équitable pour l’importation, de réduction du gaspillage alimentaire et de protection des terres agricoles. Il va sans dire que je voterai oui! Plus d’infos: www.ernaehrungssicherheit.ch

Cet article a été rédigé dans le cadre de l’action #forgenerationstocome du WWF à laquelle je participe. Je vous propose aussi de lire le très joli article de ma blog-pine Virginie du blog Avec Panache qu’elle a rédigé pour ses enfants.

Belle journée!

Tina

(La photo est de Lukas Budimaier trouvée sur Unsplash)

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1 commentaire

  • Répondre Comment réduire notre empreinte écologique? ~ Thérèse and the kids 12 septembre 2017 at 22 h 56 min

    […] Cet article a été rédigé dans le cadre de l’action #forgenerationstocome du WWF à laquelle je suis fière de participer. Pour continuer votre réflexion, je vous propose aussi de lire l‘article de ma copine virtuel, Tina du blog lumai . […]

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